explore référencement de son site web

 

AVERTISSEMENT

Cet article n’est pas drôle. Si vous le lisez jusqu’au bout, vous êtes courageux·se. Faute d’être indigeste, il est toutefois très complet et vous renseignera sur toutes les bonnes pratiques de référencement. Si vous êtes en train de développer votre site, sa lecture orientera vos décisions. Vous n’êtes pas obligé de tout appliquer, certaines notions sont techniques et peuvent être décourageantes. Montre en main, la lecture de cet article prend 40min. Je vous conseille de faire des pauses.

Voici un article bien loin du monde théâtral ! Si loin que j’ai plusieurs fois hésité avant de l’écrire, mais le sujet du référencement est omniprésent dès que l’on souhaite communiquer et exister sur le web. Le domaine est cependant complexe et dur à maitriser. J’ai souhaité cet article comme une approche des bases du référencement et des nombreux principes qui le régissent. Sa lecture vous orientera sur les différentes actions à réaliser suivant vos moyens et vos compétences.

Pour commencer, et pour vous situer mon avis sur la question, disons-le bien ensemble que :
« De toutes façons, le référencement c’est pas si compliqué, et c’est pas qu’on y comprend rien, mais c’est juste long et méga chiant. »

Voilà la pression est retombée, vous êtes détendu, et maintenant commençons.

 

 

LE SEO EN CINQ QUESTIONS

 

C’est quoi le référencement ?

Et bien, c’est « l’action de référencer ». Voilà merci, au revoir. Plus sérieusement sur Internet, on cherche à référencer des sites tout comme du contenu (documents, images, vidéos…). Une fois référencés ou indexés, ces-derniers apparaissent dans les résultats d’un moteur de recherche. Tout le défi consiste à obtenir une bonne position, idéalement dans les premières places. De fait, le référencement dépend directement de sa plateforme d’accès. Référencer du contenu sur Youtube, Instagram, Google (etc…) n’est pas la même chose et n’obéit pas forcément aux même règles.

Il existe plusieurs formes de référencement. Pour commencer, on utilise l’acronyme SEO pour « Search Engine Optimization », soit « l’optimisation des moteurs de recherche ». C’est le travail de base, on parle alors de référencement naturel, et il sert à faire venir naturellement des gens sur votre site. De l’autre côté, se trouve le SEA pour « Search Engine Advertising » qui l’antagoniste du SEO : il faut payer pour être visible. Enfin, les réseaux sociaux ont aussi leur codes spécifiques, on parle alors de SMO pour « Social Media Optimization ».

Mettre en place une « stratégie de référencement », c’est chercher à améliorer sa position dans les résultats des moteurs de recherche. Plusieurs méthodes sont employées mais retenez pour l’instant que c’est un travail lent et continu. Il faut plusieurs mois, si ce n’est d’années pour arriver à un référencement naturel correct.

 

Est-ce que c’est gratuit ?

Oui et non, mais surtout oui. Certes, les liens sponsorisés sont souvent affichés en premier et contribuent à un référencement plus rapide. Ils indiquent aussi qu’une entreprise a acheté ces mots-clés (sur une certaine durée) pour être en tête de liste. Pour apparaître dans les annonces Google, il faut acquérir des mots-clés aux enchères, via l’outil Google Ads. Le coût dans ce système se fait au clic : vous payez le montant de l’enchère si quelqu’un clique sur votre lien. Le prix d’un mot clé peut varier de quelques centimes à plusieurs dizaines d’euros pour un terme très concurrencé.

 

 

Le référencement payant et le référencement naturel sont complémentaires. Si vous êtes prêt à investir, le premier vous amènera des résultats plus rapidement, tout en ciblant votre public. Mais sa maitrise demande ribambelle de compétences, et à bien chercher, hormis peut-être pour une école ou un théâtre, il n’est d’aucune utilité. L’apport et les prérogatives du référencement naturel sont plus pertinents et contribuent à la qualité générale de votre communication sur Internet. Si vous souhaitez toutefois explorer le domaine du SEA, voici le tutoriel officiel de Google Ads.

 

Comment ça fonctionne ?

Lors d’une recherche sur un moteur de recherche (soit Google, qui en France représente plus de 91% des recherches effectuées), vous envoyez une « requête » à leurs bases de données. Différents algorithmes se mettent en place pour vous afficher les résultats adéquats (du plus pertinent au moins pertinent). C’est le fameux travail des robots qui parcourent constamment le web.

 

#FunFact : Les algorithmes de Google forment un sacré bestiaire. On y retrouve Google Panda (qui lutte contre les contenus de mauvaise qualité), Google Colibri (qui interprète les requêtes des internautes pour fournir des résultats plus pertinents), Google Pingouin (qui sanctionne l’usage abusif de mots-clés et de liens externes non qualitatifs), ou encore Google Pigeon et Google Opossum (qui améliorent les résultats de recherches géolocalisées). Souvent mis à jour par Google, plusieurs dizaines d’algorithmes différents existent.

 

L’affichage des pages de résultats diffère également selon votre requête ; si vous tapez par exemple « spectacles theatre paris », vous obtenez en premier une liste des différents théâtres Parisiens. On appelle ceci une « optimisation des pages de résultats » (ou SERP en anglais, pour Search Engine Results Page).

On repère ici l’affichage des théâtres parisiens en position zéro. L’historique de votre navigateur, votre type de profil, et votre emplacement géographique peuvent également impacter vos recherches.

 

Est-ce que c’est vraiment utile ?

Voici une question qui ferait bondir un expert en SEO sauvage qui passerait par là. Oui, le référencement est utile même indispensable, il contribue à votre visibilité. Votre trafic et la popularité de votre site web en bénéficient. Sur un plan statistique, la première position sur Google représente 30% de trafic. Certaines études évoquent près de 90% de trafic généré sur la première page, dont 61% exclusivement sur les trois premiers résultats.

Cependant, avant d’y consacrer temps, énergie, et concentration, mettez au clair les principales sources de trafic conduisant vers votre site web. En d’autres termes, cherchez à connaitre la provenance de vos visiteurs. De Google ou des réseaux sociaux ? Par vos contacts, réseaux, le bouche à oreilles ou par mail ? Par exemple, dans le cadre d’un site personnel ou d’une compagnie, il y a de fortes chances que votre site agisse comme « une carte de visite », un moyen pour vous de rediriger les personnes qui s’intéressent à votre profil. Travailler votre référencement ne serait pas rémunérateur, puisqu’il n’est pas votre premier « tunnel d’acquisition ».

Un site est comme une histoire, il raconte quelque chose. Il donne un ton, une impression. De fait, et de par son positionnement et contenu, il amène un certain type de profil. Votre site web est visité par une catégorie de personnes, et celle-ci à ses propres habitudes. Connaitre les besoins de ces-dernières vous amène une meilleure maîtrise de votre communication.

Ne vous prenez pas trop la tête avec le référencement, il ne se suffit pas à lui-même, et s’intègre dans un ensemble. Bien sûr, ne le rangez pas non plus au fond d’un tiroir – surtout si vous avez un blog – mais si votre site web ne joue pas un rôle premier dans votre activité ça ne vaut pas le coup. Vous serez référencé naturellement sur la requête de votre nom/prénom ou celle de votre compagnie/établissement. Comprendre le référencement permet cependant d’améliorer sa création de site et c’est un point intéressant. Cependant, si vous n’êtes ni une école, ni un théâtre, ni coach, formateur ou critique, vous n’avez à priori pas de nécessité à être « combatif » dans votre stratégie seo.

 

Du coup je dois faire quoi ?

Hormis vous taper la tête contre le mur face à des pratiques digitales complexes et inhumaines, vous pouvez commencez par vous faire un petit thé et des cookies. Une fois l’esprit serein, l’optimisation SEO se décompose en deux branches :

  • La structure de votre site. C’est-à-dire celle propre au site en lui-même. On y retrouve votre vitesse de chargement, l’existence de titres et de balises, ou encore le nombre et la direction des liens présents sur vos pages. C’est l’aspect le plus technique du référencement.
  • La qualité de votre contenu. C’est-à-dire vos médias, vos articles et vos documents. Par exemple les articles optimisés ont une structure particulière avec l’existence de mots-clefs, vos images ont des balises spécifiques, etc..

Allez hop, c’est parti, on accroche sa ceinture, l’heure est à l’étude !

 

 

LES DIFFÉRENTS FACTEURS À CONNAITRE

 

Construire un maillage interne

La structure d’un site serait synonyme d’architecture ou de « hiérarchie des éléments ». C’est la façon dont vous organisez et présentez les différentes sections de votre site web (pages, articles, médias, produits…). Le maillage interne se rapporte aux liens hypertextes existants entre ces éléments (par exemple, une page présentant l’historique d’une compagnie peut contenir des liens redirigeant vers les biographies de ces membres. Ces deux pages sont donc reliées entre elles). Votre contenu le plus intéressant doit être facilement accessible, et non « enfoui » à l’intérieur de votre site web. Se faisant, vous facilitez la navigation entre vos pages et le confort de vos visiteurs.

 

On distingue les liens internes à votre site des liens externes, c’est-à-dire ceux en partance de votre site web mais conduisant vers d’autres url. Une troisième catégorie concerne les « backlinks », ce sont les liens amenant vers votre site web. Vous n’avez que peu de contrôle sur ces-derniers.

 

L’optimisation du maillage interne est un gros morceau. Pour accroitre la pertinence de vos pages web, il est recommandé de créer son site selon une forme spécifique que l’on nomme « silo ou cocon sémantique ». C’est cependant une pratique qui ne s’organise que sur des sites de volume, avec un blog et un nombre de pages conséquents.

 

COCON ET SILO MAIS ENCORE ?

Spoiler Alert : C’est pratiquement la même chose, le cocon est juste un peu plus sémantique (il donne plus d’importance au contexte et au contenu). Il n’existe pas de rivalité entre ces deux structures, elles sont au contraire complémentaires.

Mettre en place un silo, c’est créer des thématiques de mots-clefs, distinctes entre elles, puis les hiérarchiser sur un modèle d’arbre généalogique. Du fait, cela produit des liens internes entre des pages parents, pages enfants, les grands-pères, les frères et sœurs etc… Le contenu de ces pages est optimisé autour des termes de la thématique principale. C’est un modèle d’organisation.

Voilà, un petit peu comme ça.

Le cocon reprend cette structure, mais réfléchit d’abord à l’internaute avant de penser aux mots-clefs. De plus, le contenu n’est pas juste classifié, il est aussi relié sémantiquement (en clair, il évoque les mêmes sujets.) Par exemple, « jeu » et « acteur » sont deux termes dont le sens coïncide, mais en dehors de tout contexte ils peuvent appartenir à deux thématiques totalement différentes. Un travail sémantique va donc s’assurer de la cohérence et de l’affinité entre ces deux mots avant de créer des liens internes.

 

Connaitre ces types d’architecture est une bonne chose. Or, elles représentent un travail titanesque et franchement pas très fun. Sur le principe, gardez juste en tête l’expérience utilisateur, et faîtes une navigation simple. Trop de menus différents peuvent engendrer une perte de repère. Ne mettez pas de liens hypertextes internes et externes sans contexte, et évitez d’en gavez vos textes et vos pages (idéalement, respectez le même ratio).

 

 

Remplir ses balises Html

L’HTML (ou Hypertext Markup Langage dans son nom complet) est un petit peu comme l’anglais. C’est un langage universel, standardisé, et tout le web est traduit avec. Il est utilisé pour décrire et structurer le contenu d’une page à l’aide de « balises » (ou tags en anglais). Lorsque vous visitez un site Internet, votre navigateur analyse son code Html et vous l’interprète. Si vous souhaitez voir une page web à travers les yeux d’un navigateur, vous utiliserez le chemin de commande : Clic Droit > Inspecter.

Les balises Html ont une syntaxe précise. Elles utilisent des chevrons ouvrants et fermants, et fonctionnent généralement par paires. Par exemple, vous voyez ce texte en italique, mais en réalité il s’écrit sous cette forme : <em>vous voyez ce texte en italique</em>.

Ce langage contient près de 140 balises. En clair, beaucoup trop. Certaines sont obsolètes, d’autres accessoires, mais seulement six balises ont un réel impact sur votre référencement.

 

  • La balise <title> indique le titre d’une page web. Unique et attractive, elle contient de préférence son mot-clef et ne dépasse pas 60-70 caractères. Elle s’affiche dans les barres d’onglets en haut de votre navigateur, mais peut ne pas être présente automatiquement dans le contenu de votre page. Elle est prise en compte par les moteurs de recherche qui l’affichent dans leurs résultats, sous la forme d’un lien cliquable. Évitez les termes génériques (« accueil » ou « profil » sont prohibés). Vous pouvez également joindre votre « marque » comme un nom d’artiste, de compagnie, d’école… Pour rendre lisible cette distinction, il est recommandé d’utiliser un séparateur.

 

  • La meta description (attribuée en langage Html sous cette forme : <meta name=”description” content=” ”>) est invisible aux yeux du lecteur. Elle s’affiche en amont, dans les résultats de recherche. Elle résume et reflète l’essence d’une page tout en incitant l’internaute à visiter le site. Il est recommandé de garder une longueur d’environ 160 caractères. Au-delà, votre texte sera tronqué. Utilisez des verbes d’action et n’indiquez pas de temporalité. Pour vérifier l’affichage correct de vos meta description, vous pouvez utiliser l’outil gratuit Meta Tags.

 

Un exemple d’affichage de balises suite au résultat de recherche : « la colline ».

 

  • Les balises d’en-tête <Hn> allant de une à six, font office de chapitres et de sous-parties. Elles hiérarchisent et structurent un texte en lui apportant de la clarté (souvent sur un modèle : introduction > développement > conclusion). Leur échelle est fixe : h1 est suivi par h2, suivi par h3, suivi par h4 etc… De préférence, n’utilisez qu’une seule balise h1 par page. Ces en-têtes n’apparaissent pas dans les résultats des moteurs de recherche mais sont tout de même analysées par les robots d’indexation. De fait, optez pour des titres clairs contenant des termes avoisinant votre mot-clef principal. Ne mettez pas vos balises Hn en gras. Enfin, respectez un code visuel : un titre h1 doit être plus grand qu’un titre h2 et ainsi de suite. Cet article par exemple adopte un balisage classique de titres h2 et h3.

 

  • La balise <meta robot> est un « message d’instruction », un ordre donné aux robots d’indexation des moteurs de recherche. Ces-derniers parcourent et analysent l’ensemble du web, prenant donc en compte le contenu intégral de votre site. Or, Google n’aime pas trop les pages au faible contenu, jugées peu pertinentes. Certaines sont le toutefois par défaut comme vos mentions légales, statuts d’association, conditions générales, etc… Pour bloquer leur indexation, vous pouvez les exclure, et les rendre « invisibles » aux moteurs de recherche. Affichée en entier sous la forme < meta name=”robot” content=””>, « content » permet de définir le type d’instruction choisi.
    Il en existe plusieurs formes :

    • Index – Affiche la page web dans les résultats de recherche. Le robot peut indexer la page. C’est l’attribut par défaut, valide automatiquement.
    •  Follow – Suit les liens d’une page web. C’est à nouveau une valeur par défaut.
    •  All – Combine les attributs ”index” et ”follow”.
    •  Noindex – Empêche les robots d’indexer une page. Elle ne s’affichera pas dans les résultats de recherche. (Dans de très rares cas, un nombre important de page en ”noindex” peut être pénalisant.)
    •  Nofollow – Indique aux robots de ne pas suivre les liens dans la page. Tous les types de liens (internes et externes) sont concernés. (Les liens affiliés/sponsorisés doivent être mis en ”nofollow”.)
    •  None – Combine les attributs ”noindex” et ”nofollow”.

Les balises méta ”index/noindex” et ”follow/nofollow” peuvent être utilisées aussi bien seules qu’en combinaison. Une page peut être ajoutée dans un index, tout en laissant ses hyperliens ignorés par le robot d’indexation.

 

  • L’attribut <alt> est ajouté à une image pour décrire son contenu. Google comprend difficilement le contenu d’une image, il faut le lui préciser. En exemple sur la photo suivante, Google réussira à identifier les éléments suivants : « un homme âgé souriant ». À vous de lui rétorquer : « Eh ben non imbécile de robot, c’est Peter Brook ! ».

    Un Peter Brook sauvage apparait !

    De préférence, la balise <alt> contient le mot-clef principal de la page et ne dépasse pas 120-130 caractères. Affichez vos illustrations en haute résolution et contextualisez-les après une balise d’en-tête ou un paragraphe. Enfin, remplissez également le tag <title> de votre image. Ce-dernier s’affiche quelquefois lorsque le curseur de la souris survole l’image. Quant à l’attribut <alt>, il est visible lors d’un défaut de chargement de page web.

 

  • Les balises <strong> et <em> servent à mettre en valeur vos mots-clefs, ou des phrases importantes, en les mettant en gras ou en italique. Elles ont un léger impact sur le référencement. Ce ne sont pas des balises cruciales, mais elles peuvent améliorer la lisibilité de vos pages.

 

Vous savez le principal ! Si vous souhaitez approfondir ce domaine, il reste deux balises intéressantes : <opengraph> (pour créer un affichage personnalisé sur les réseaux sociaux) et <canonical> (pour signifier l’importance d’une page sur une autre en cas de contenu dupliqué – elle est surtout utilisée en dernier recours pour les sites e-commerce). Pour le reste, les balises présentées vont suffiront. Sous WordPress le plus simple pour les paramétrer est d’utiliser une extension comme Yoast SEO.

 

Indexer son site web

Au cours de la première partie de cet article, nous évoquions l’indexation de votre site. Ce processus est automatique, mais vous pouvez l’accélérer et le contrôler à l’aide de différents outils, comme le fichier robots.txt ou votre sitemap. Se faisant, vous agissez sur les nombreux robots d’exploration et d’indexation qui parcourent le web.

Tout d’abord, votre contenu est collecté automatiquement par des robots de « crawl ». Ils voyagent de page en page grâce à des liens internes et externes, en répétant ce processus plusieurs fois.

Leurs robots d’indexation arrivent par la suite et stockent votre contenu dans des bases de données. À la différence des robots d’exploration, qui eux ne font que passer, l’index mémorise vos pages web et les rend accessibles. En d’autres termes, le premier envoie comme message : « ce site Internet existe », et son cousin le complète par : « c’est ok chef, cette page web mérite qu’on la consulte. »

 

 

1. Écrire son document robots.txt

Vous pouvez configurer la façon dont ces robots explorent votre contenu. C’est le rôle du fichier robots.txt/ Son fonctionnement est très basique : il énumère différentes règles d’accès et directives aux « user-agent ». Il faut savoir que chaque robot a son petit nom, qu’on désigne en anglais « user-agent ». Celui de Google s’appelle Googlebot, celui de Bing, Bingbot, celui de Yahoo possède le doux prénom de Slurp, etc…

Par défaut les agents utilisateurs circulent librement, mais ce fichier peut placer un sens interdit sur leur route, et les forcer à faire demi-tour. Son action se limite à deux commandes : « allow » pour autoriser l’accès à des urls, et « disallow » pour au contraire l’interdire.

Situé à la racine de votre site web, robots.txt est le premier document que Google détecte, et il est aussi visible par tous. Pour le consulter, tapez l’adresse : https://[nomdusite.fr]/robots.txt/

Sous WordPress, je vous conseille d’exclure au minimum votre page de connexion. Elle se loge dans le répertoire /wp-login.php  Vous devez donc écrire disallow: /wp-login.php

Chaque fichier robot.txt est unique et propre aux besoins de son site web, il est difficile d’indiquer une marche à suivre. Preuve en est, certains tutoriels vont conseilleront d’exclure également les répertoires /wp-admin et /wp-includes, et à l’inverse, le plugin Yoast SEO,  dont j’encense l’utilisation dans cet article, recommande de ne rien bloquer et de laisser les robots explorer intégralement votre site. 👾

Le fichier robot.txt empêche l’exploration, et par voie de fait l’indexation, sauf dans certains cas. C’est assez tortueux, mais si une url non autorisée est référencée ailleurs sur le web, alors elle sera indexée. C’est un événement plutôt rarissime, donc nul besoin de s’inquiéter. Si vous souhaitez toutefois bloquer ce processus, il vous faudra utiliser la balise ”noindex” sur la page souhaitée.

 

2. Construire et envoyer son Sitemap

Il arrive souvent qu’un robot d’exploration fasse son travail à moitié. Si votre site comprend de nombreuses pages, et si celles-ci sont en arrière-plan, elles seront bien souvent ignorées.

Une page est en arrière-plan lorsqu’elle est difficile à atteindre. C’est le cas si en partant de votre page d’accueil, vous devez faire plus de trois clics pour y accéder. Habituellement, c’est à partir de cinq clics que les choses se gâtent : plus une page est profonde, et moins elle sera visible.

Pour résoudre ce problème, vous pouvez envoyer aux moteurs de recherche votre plan de site, autrement nommé « sitemap ». C’est un fichier couramment en .xml (mais il existe aussi sous d’autres formats comme .rss ou .atom), et il comprend par défaut l’ensemble de vos pages web.

Sous WordPress, le plus simple pour sa création est d’utiliser une extension. Google XML Sitemaps est plutôt pas mal, mais là encore Yoast SEO fait très bien le taff. Dans les fonctionnalités du plugin, activez le « plan de site XML ». Vous y accédez par la suite via l’url https://[votrenomdesite.fr]/sitemap_index.xml/ Puis, vous devez envoyer ce fichier à Google, via sa Google Search Console. Et là encore, vous avez du pain sur la planche.

 

Une capture d’écran de la Google Search Console.

 

Quésaco la Search Console ?

Difficile d’écrire un article sur le référencement sans évoquer cet outil fondamental. Très pratique, il vous sert entre autres à vérifier la validité de vos fichiers, ou à connaitre les différentes requêtes conduisant vers votre site web. C’est un outil officiel de Google, son utilisation est gratuite, et vous y accédez dès l’instant où vous revendiquez la parenté d’un nom de domaine. Sachez qu’à ce stade, vous êtes sur un travail tout de même assez technique, mais bien plus déroutant que compliqué. Si vous souhaitez y consacrer du temps, je vous engage à la lecture de ce tutoriel sur la Search Console. Chaque moteur de recherche possède ces propres outils, et si vous vous ennuyez grave, vous pouvez faire de même avec Bing.

P.S : Dernière petite chose, si vous avez un établissement, et si vous souhaitez apparaitre sur Google Map, vous devez vous créer un compte Google My Business.

 

Choisir ses mots-clefs

Le mot-clef se retrouve un peu partout, il définit le sujet principal d’un contenu. Vos pages web tout comme vos articles en possèdent au moins un. Il est même plus judicieux d’employer le terme « expression-clef », puisqu’il s’agit le plus souvent d’un ensemble de mots correspondant à une requête tapée dans les moteurs de recherche.

Par exemple le terme acteur dans sa solitude actuelle peut tout à fait s’intégrer dans le groupe de mots-clefs « acteurs politiques », ou « acteur de cinéma ». C’est à nouveau une histoire de contexte et de s’évertuer à comprendre l’intention des internautes.

Les mots-clefs dépendent toujours de votre contenu. Si l’on reprend par exemple la requête « acteur de cinéma », ne l’utilisez pas n’importe où. Uniquement sur une page en rapport, où dans l’idéal sur un article dont il est le sujet principal. Évitez la surenchère, et placez-le avec parcimonie.

Vous pouvez également être plus spécifique et choisir des mots-clefs comme « techniques de jeu d’acteur » ou « techniques pour améliorer son jeu d’acteur ». Ces requêtes sont appelées des longues-traînes du fait de leur spécificité. Tout comme les mots-clefs, certaines ont plus de potentiel que d’autres.

Enfin, chaque mot-clef possède sa propre « empreinte ». Autour d’un terme en gravitent des centaines d’autres, liés plus ou moins directement. On appelle ces-derniers des « métamots ». Souvent rattachés au champ lexical, ils sont aussi corolaires du mot-clef principal. Par exemple, pour « acteur », il y a fort à parier que « Paris », « art » ou « école » soit des métamots pertinents. Leur utilisation est conseillée pour créer des liens internes concordant entre vos pages. (Si vous suivez bien, on retrouve ici l’essentiel d’une structure en cocon sémantique.)

En clair, chaque page est construite autour d’un sujet principal, qu’il est possible de synthétiser en une expression-clef. Plus cette page est riche textuellement et sémantiquement, mieux c’est pour vous.

 

 

Pour être pertinent dans son choix de mots-clefs, vous pouvez au choix :

  • Le faire à l’intuition (ma technique préférée).
  • Trouver des termes et des expressions de niche.
  • Taper un mot fondamental sur Google et étudier les résultats proposés.
  • Observer les pratiques et choix de vos concurrents (si vous n’avez aucuns concurrents, inspirez-vous des pages Wikipédia, des suggestions Amazon, ou des expressions employées sur les réseaux sociaux).
  • Recourir à des keywords-generator. Ce type d’outil est une aide à la recherche de requêtes à exploiter. Plus ou moins gratuits, je vous conseille l’utilisation de Keyword Shitter (rustique, mais simple d’utilisation), de Answer the Public (un brin illisible, mais efficace), de SEO Hero (vieillot, mais leur logo est rigolo) ou simplement de Google Trends.

 

Il est recommandé de placer ses mots-clefs et autres termes correspondants :

  • Dans l’introduction, les balises titres et sous-titres.
  • Dans les métadonnées des moteurs de recherche.
  • Sur l’url de votre page. Elle fournit des informations à votre navigateur. Elle doit être courte, pertinente et en relation avec la thématique évoquée.
  • Dans les paragraphes de vos articles. Les liens internes et externes doivent contenir des mots en rapport avec la page de destination.
  • Dans le nom et descriptif de vos images.

 

Améliorez sa popularité

Populaire se traduit ici par « l’autorité d’un site dans un domaine ». De façon simple, plus vous créez du contenu de qualité sur un sujet précis, plus vous gagnez en crédibilité aux yeux des algorithmes de référencement.

Une seconde méthode complémentaire consiste à rechercher et à augmenter son taux de « backlink », soit « de liens hypertextes entrants ». Par exemple, si les sites B, C, D font un lien votre site A, l’algorithme du moteur de recherche va estimer votre site comme pertinent, car d’autres le mentionnent. Vous y gagnez en référencement et visibilité. Et plus B, C et D sont « autoritaires », plus leurs liens auront un impact positif votre site.

Vous pouvez chercher à apparaitre sur d’autres sites, en demandant par exemple un échange de liens, mais ce procédé agit souvent naturellement. Ne forcez donc pas le trait en vous inscrivant à des tas d’annuaires en masse par exemple ; cherchez plutôt à être recommandé. Les réseaux sociaux seront votre meilleur allié, simplifiez-vous la vie en implantant des boutons de partages sur votre site. Enfin, pour consultez vos backlinks vous pouvez utiliser un outil gratuit comme « Backlink Watch ».

 

Créer du contenu

Enchaînons avec l’un des piliers fondamentaux du référencement naturel : la création de contenu. Domaine conséquent qui ne vient pas sans réflexions, il convient de savoir quoi dire, comment et à quel interlocuteur.

Créer du contenu, c’est avant tout créer de la valeur. Un contenu utile qui peut au choix être divertissant, pédagogique, informel, artistique, etc… Dans le cas du seo, il vivifie et anime la vie d’un site. Toutes mises à jour régulières et de qualité indiquent un site en bonne santé et contemporain.

 

 

Tout travail sérieux de référencement naturel ne peut se passer d’un blog. Or, qui dit blog, dit ligne éditoriale. Pour l’école de théâtre ou le coach, les sujets sont nombreux, la cible claire, et le ton pédagogue est de mise. Un théâtre peut utiliser un blog pour détailler ses spectacles, publier des interviews, les coulisses de création ou les nouvelles de l’équipe, etc… Une compagnie peut faire de même, voir publier ses réflexions ou des billets plus « politiques » autour du théâtre. Quant au comédien, (metteur en scène, dramaturge…), son horizon est large et la distinction peut être fine entre « personnel » et « professionnel ». En passant par ses inspirations, expériences, anecdotes de tournage, critiques de spectacle ou de lectures, il est possible de narrer et de présenter élégamment son individualité.

La création de contenu n’est pas uniquement assujettie à l’écriture, et il conseillé de varier ses formats (audio, vidéo, images…) et ses plateformes de diffusion.

Sur le plan technique l’article est avant tout une page web, il use des mêmes règles de référencement. On y retrouve l’emploi des balises, d’images, de liens internes/externes, l’insertion de mots-clés et autres termes correspondants. Seule sa longueur fait débat, si un minimum de 300 mots est recommandé, certaines études en préconisent 800 ou 1200. C’est en définitive son propos qui prime ; si le sujet d’un article est pertinent tout en étant succinct, ce n’est pas une mauvaise chose.

 

Le référencement s’adapte mal aux contenus artistiques. Un auteur ou autrice dramatique publiant des extraits de ses créations originales sur son blog aura des difficultés à positionner ce contenu dans les résultats d’un moteur de recherche. Utilisez plutôt des plateformes spécialisées comme WattPad ou autre.

 

#CAS PRATIQUE : CET ARTICLE EST-IL BIEN RÉFÉRENCÉ ?

Et bien pas vraiment. Disons qu’il est surtout bien optimisé. Il reprend une structure d’entêtes <hn> qui facilitent sa lecture, et son ratio de liens entrants/sortants est à peu près correct. Chaque titre et sous-titres contient une ancre (un lien interne) pouvant rediriger directement vers son contenu. Quelques images aèrent ou appuient son propos. Surtout, il s’intègre dans la thématique « Créer son site web pour acteur » ce qui enrichit et renforce le cocon dans lequel il se trouve.

Cependant, l’article fait 6882 mots, ce qui admettons-le, est beaucoup trop. Un surplus d’information risque d’étouffer le lecteur. Et malgré la présence d’un avertissement préventif au début de l’article, il est possible qu’il souffre d’un taux de rebond élevé. Face à cette montagne de texte, le visiteur fait marche arrière.

Le blog de Parlons Théâtre fonctionne sous WordPress avec le plugin Yoast SEO. Le mot-clé indiqué pour cet article est « référencement de son site web », et il n’est présent textuellement que deux fois (oui oui, on ne s’est pas trop foulé).

Se positionner sur les requêtes liées au seo est trop difficile, le terme est très concurrencé. Des centaines de contenu existent déjà. Plus que tout, ce site web est avant tout concentré autour du théâtre, il n’a aucune « autorité » en référencement web. Il faudrait écrire des dizaines d’articles sur le sujet pour espérer une meilleure position sur cette requête. Or, ce n’est pas son objectif, un seul article est déjà bien suffisant, et il est plus utile que « référençable ». De plus, les exemples choisis sont tous liés au théâtre et un étranger à ce domaine n’y trouvera guère son compte.

 

 

Dernière notion à connaitre : évitez les cas de « duplicate content ».

Google les définit comme des : « blocs de contenus à l’intérieur d’un domaine, ou dans des domaines différents, qui sont soit complétement identiques, soit très largement similaires. Dans la plupart des cas, le duplicate content n’est pas volontaire. »

Hormis le plagiat volontaire d’un contenu, c’est souvent votre CMS qui crée automatiquement des pages aux contenus identiques. Or, les moteurs de recherche filtrent leurs résultats de façon à éliminer les doublons. C’est la raison pour laquelle il est obligatoire d’utiliser des balises ”title” et ”meta” différentes sur chacune de vos pages.

Pour vérifier un contenu dupliqué en interne par erreur, vous pouvez utiliser l’outil Site Liner. À l’inverse, pour vérifier un contenu dupliqué extérieur à votre site, utilisez l’outil Copy Scape. Pour corriger une duplication, vous pouvez soit créer des redirections, soit désindexer, voir supprimer le contenu concerné.

 

Optimiser les performances de son site

L’architecture d’un site produit différents « chemin de navigation ». Selon son profil et ses besoins, un visiteur circulera différemment à travers ses pages. À l’aide d’outils d’analyse, il est possible de connaitre la durée moyenne d’une session utilisateur (de quelques secondes à plusieurs minutes passées sur votre site). Plus cette valeur est élevée, mieux c’est pour vous.

Cette statistique vous permet également de connaitre votre taux de rebond. Il s’agit du pourcentage de visiteurs ayant quitté votre site dans la foulée, sans avoir parcouru d’autres pages. Cette fois-ci c’est l’inverse, plus cette valeur est faible et mieux c’est pour vous.

 

 

Ces deux mesures sont connues des algorithmes de référencement. Si votre site présente un fort trafic, mais un taux de rebond exagéré, c’est qu’il y a anguille sous roche. Outre un contenu pertinent et de qualité, vous pouvez améliorer ces facteurs par quelques optimisations techniques destinées à embellir le confort et l’expérience de vos utilisateurs.

 

1. Mettez votre site en HTTPS

Avant chaque url se trouve l’acronyme Http (signifiant Hypertext Transfert Protocol). C’est un protocole de communication faisant la liaison entre un serveur web et un navigateur. Ce-dernier demande la page à un serveur, puis la récupère et l’affiche.

Pour protéger vos informations et encrypter ce protocole de communication, il est conseillé d’installer un certificat de sécurité (nommé certificat SSL ou TLS). C’est un petit fichier fournissant une clé de chiffrement et vous permettant ainsi d’activer Https.

Dans la majorité des cas, votre hébergeur vous proposera la configuration d’un certificat SSL gratuit, tout comme une redirection automatique de Http vers Https. Ce procédé est habituellement simple et rapide.

 

2. Enrichissez vos pages 404

Lorsqu’un internaute essaye d’accéder à une page de votre site qui n’existe pas ou plus, il génère un code d’erreur 404. Or, il est préférable d’indexer un site comprenant peu d’erreurs. Si la page 404 apparait suite à un contenu supprimé, vous devez créer une redirection. Mis à part, il est conseillé de baliser cette page en ”none” et d’y implanter un module de recherche, ou d’articles récents pour rediriger ses visiteurs perdus. Dans la culture du développement web, c’est aussi l’occasion de faire des petites blagues. Vous pouvez personnaliser cette page directement via votre thème WordPress ou à l’aide d’une extension. Enfin, si vous souhaitez vérifier les liens morts d’un site déjà existant,  l’outil Dead Link Checker est efficace.

 

3. Évitez les étiquettes WordPress

Affichées quelquefois sous le nom de tag ou de mot-clé, les étiquettes WordPress agissent principalement comme des « sous-catégories » (mot-clé est ici une notion trompeuse). Pour exemple, cet article est rangé dans la catégorie « Ressources », et son étiquette est « Créer son site web pour acteur ». En d’autres termes, les catégories sont générales, tandis que les étiquettes sont plus spécifiques et autonomes.

Mais la gestion des étiquettes WordPress est assez tumultueuse. Leur création génère automatiquement une page à leur nom. C’est bien souvent inutile, et surtout cela nuit au maillage interne de votre site. En plus de créer du contenu dupliqué, vous obtenez des pages pauvres avec peu de valeur ajoutée. Leur usage n’est donc pas prohibé, mais délicat. N’en abusez pas, et n’attribuez pas plus d’une étiquette par article.

Généralement les pages « Archives » ou « Auteur » sont également peu qualitatives. Vous pouvez les désactiver, créer des redirections, ou empêcher leur indexation à l’aide du plugin Yoat SEO.

 

4. Soyez « responsive »

Un site responsive c’est un site qui s’adapte à l’écran dans lequel il est affiché. En fonction du type d’appareil (ordinateur, tablettes, smartphones), le texte, les colonnes et les images s’ajustent, se redimensionnent et se déplacent automatiquement. Le but étant d’apporter un confort de navigation et une ergonomie optimale pour tout le monde. Un site doit donc offrir une expérience utilisateur agréable, et être considéré comme « mobile friendly » par Google.

Plus de 60% des pages web sont aujourd’hui consultés directement via un mobile. C’est un critère très important de référencement. Toutefois avec l’avènement des CMS, les sites non responsives se font de plus en plus rares, même si cela ne vous rend pas exempt de tout travail. Pour vérifier un design adaptatif, vous pouvez réduire la largeur de fenêtre de votre navigateur, où consulter directement votre site depuis un smartphone. Le test ultime consiste à utiliser l’outil officiel de Google sur l’optimisation mobile.

 

5. Accélérez le chargement de vos pages

Une page web doit se charger dans une limite de 3 secondes. Au-delà, c’est plus de la moitié de vos visiteurs, qui à défaut d’attendre, feront marche arrière. Un site se chargeant rapidement bénéficie en outre d’une meilleure indexation par les algorithmes de référencement.

Pour commencer, éviter de l’alourdir inutilement. Vos vidéos doivent être mises en ligne sur une plateforme tierce (comme Youtube ou Vimeo) et vos images doivent être compressées. Ce procédé consiste à réduire leur poids sans altérer leur qualité. Quelques outils existent en ligne, mais le plus pratique sous WordPress est de recourir à un plugin de compression. Si votre thème le propose, activez également le « lazy-loading », cela diffère le chargement des éléments d’une page. Enfin, privilégiez un format d’image en .webp

 

Votre vitesse de chargement est aussi conditionnée par les performances de votre serveur. Sur ce point, vous ne pouvez pas faire grand-chose, hormis changer de prestataire ou choisir des offres vous fournissant plus de ressources et de puissance.

 

En revanche, vous pouvez toujours optimiser les fichiers de votre site. Tout comme vos images, il est possible de les compresser. On procède alors à une « minification du code » consistant à éliminer les espaces, sauts de ligne, séparateurs, etc… Là encore sous WordPress, thèmes ou extensions peuvent s’y atteler.

 

 

Enfin, la mise en place d’un cache et d’un CDN sont à considérer. Le cache stocke sur l’ordinateur de l’internaute les éléments statiques d’une page (comme un logo par exemple) afin de les ressortir plus rapidement. Quant au CDN (Content Delivery Network), il utilise un réseau de serveurs à travers le monde pour délivrer le contenu d’une page, et ce peu importe la position géographique de son visiteur.

 

Petit point info

Chaque site web est enregistré sur un serveur, dont généralement son hébergeur est propriétaire. Les fichiers et les bases de données du site y sont stockés. Ces fameux « datacenters » sont disposés un peu partout sur le globe, habituellement dans un climat froid. Par exemple, Facebook stock toutes vos données en Suède. Plus un internaute est loin du serveur, et plus le temps de chargement de ses données sera long. L’usage d’un CDN résout cette problématique.

 

Une fois ces diverses optimisations effectuées, testez la vitesse de votre site web. Pour ce faire, utilisez en priorité le Page Speed Insights de Google. Vos pages sont analysées, et vous obtenez foules d’indicateurs sur leur temps de chargement, leur poids, les erreurs à corriger ou vos points positifs. Selon ces différents facteurs, vous obtenez un indicateur de performance sous la forme d’une score, et quelques recommandations. D’autres outils similaires sont accessibles et offrent des résultats complémentaires. GtMetrix, WebDev, Dareboost (attention n’utilisable qu’une fois par mois), et GeekFlare, n’en sont qu’une poignée, mais c’est assez amusant de tester son site un peu partout.

 

VÉRIFIER L’ÉTAT DE SON RÉFÉRENCEMENT

 

Surveiller son trafic

Dans le chapitre sur l’optimisation des performances de votre site, nous avions fait référence aux notions de taux de rebond et de durée d’une session utilisateur. Plusieurs autres instruments de mesure existent. Il est possible de connaitre la provenance, les horaires de connexion, l’âge, et le genre de vos visiteurs, ou de savoir si votre site est visité depuis un ordinateur, un mobile ou une tablette. Votre trafic est analysé dans les moindres détails à un niveau de contrôle effarant.

Vous accédez à l’ensemble de ces indicateurs par Google Analytics. Si cet outil est redoutablement pratique, c’est aussi un petit monstre sur pattes affublé de graphiques et de pourcentages à en perdre la raison.

D’une utilisation primordiale, Google Analytics vous permet de mieux comprendre votre site web, de saisir ses points positifs et négatifs, et d’y apporter des corrections. Sur le papier, il se configure simplement : vous validez la propriété d’un nom de domaine, et vous y installez un code de suivi. Vous obtenez ensuite un rapport ou « une vue de votre site ». En pratique toutefois, comptez une demi-journée minimum de paramétrage.

Google a rédigé son propre guide d’utilisation, (et propose également un compte de démonstration) mais il peut s’avérer rapidement indigeste. Il n’y a cependant aucune obligation à apprendre cet outil, savoir le lire est déjà suffisant. Son degré d’optimisation est trop important pour la majorité des sites web. Personnellement, je ne l’utilise que de temps à autre pour vérifier l’état de mon trafic. S’il est en stable ou en hausse, c’est un indicateur positif suffisant. À l’inverse, si sa constante est négative sur plusieurs semaines, il faut enquêter et comprendre les raisons de cette baisse de trafic. Je vous suggère la lecture de cet article si vous souhaitez approfondir ce sujet.

 

Si ce chapitre privilégie l’analyse de votre site par Analytics, vous n’êtes pour autant pas soumis inéluctablement à son utilisation. Vous pouvez utiliser d’autres instruments de mesure, et vous soustraire des griffes de Google en recourant à des solutions open-source. Matamo et Open Web Analytics sont des alternatives correctes.

 

Et si je veux une synthèse ?

Le plus tragique dans le référencement, c’est qu’il ne trouve jamais de fin. Il se travaille constamment, et évolue au gré des algorithmes et des nouvelles pratiques du web. Il s’affine au fur et à mesure et prospère dans un environnement où l’ensemble des facteurs évoqués sont combinés. Pour autant, l’optimisation du site et de son contenu sont et seront toujours ses fondations. Reprenons ces deux branches et les différents rameaux qui en découlent.

 

1. Pour optimiser la structure de votre site :

  • Hiérarchisez vos pages, reliez-les par affinités, et rendez-les pertinentes, utiles et « monothématiques ».
  • Améliorez l’ergonomie et le design de votre site Internet. Simplifiez sa navigation.
  • Sur WordPress, évitez les étiquettes et installez Yoast SEO. Cette extension vous servira à configurer vos balises. Voici un tutoriel.
  • Enregistrez votre site sur la Google Search Console. Si vous êtes un établissement faite de même sur Google My Business. Et si vous avez du temps à perdre, paramétrez également les outils Bing.
  • Disséminer avec parcimonie vos mots-clefs et autres termes correspondants dans vos pages, vos urls, et vos images.
  • Mettez votre site en Https. Compressez vos fichiers. Minifiez votre code. Configurez un cache. Installez un CDN.
  • Prêtez attention aux mises à jour et consignes de Gougueul.
  • Pour compléter cet article, n’hésitez pas à consulter le guide officiel de Google sur le référencement naturel.

 

 

2. Pour créer du contenu :

  • Écrivez des textes d’au moins 800 mots avec une architecture de titres et de sous-titres, et l’utilisation des balises adéquates.
  • Insérer des mots-clefs et autres termes liés au sujet de votre article et à son champ lexical.
  • Mettez des images pour présenter et étayer vos propos.
  • Construisez une ligne éditoriale et une charte graphique claire.
  • Placez des liens internes et externes en évitant les « Cliquez ici », « Pour en savoir plus », « Lire la suite »…
  • Évitez le duplicate content.
  • Partagez votre contenu à l’aide des réseaux sociaux, ne vous focalisez pas uniquement sur le SEO.
  • Surtout et en dépit de ces consignes, écrivez des textes personnels, lisibles, de qualité et qui vous correspondent.

 

 

Si vous venez de survivre à cette avalanche de texte, truffées d’anglicismes et bien loin du monde artistique, je vous exprime ma plus profonde sympathie. Cet article fut écrit dans une démarche pédagogique, à vous de décider quelles actions sont maintenant pertinentes pour votre profil et vos activités. Ne dépensez pas votre argent en conseils ou en référencement payant. Voilà, maintenant je vous laisse, j’ai un article sur les réseaux sociaux à écrire. Bisous.

 

Benjamin Profil édito BouletCorp

ÉCRIT PAR : Benjamin

Double parcours en communication et théâtre, je passe mon temps à étudier et à produire des contenus pour Parlons Théâtre. On peut se croiser à la bibliothèque, au théâtre, ou autour d’un verre.

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